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BLUES, SOUL, REGGAE, RAP, WORLD MUSIC...


STEVIE WONDER : SONGS IN THE KEY OF LIFE

Tout comme l’album de Marvin Gaye ‘What’s Going One, la réalisation de l’album ‘Songs in the Key of Life’ demandera trois ans d’effort à Stevie Wonder pour peaufiner les 21 titres qui le compose. Une cinquantaine de musiciens, choristes et techniciens, et deux ingénieurs du son seront nécessaires pour finaliser l’un des albums cultes de la musique soul


STEVIE WONDER AU SOMMET DE SON ART


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Songs in the Key of Life’ appartient à la seconde partie de la carrière de Stevie Wonder. Depuis les albums ‘Music of My Mind’ (1972), ‘Talking Book’ (1972), ‘Innervisions’ (1973) et 'Fulfillingness’ First Finale' (1974), la grande star de la soul réalise des disques intimes et engagés.. À cette époque le musicien jouit d’une totale liberté depuis qu’il a négocié un nouveau contrat avec le manitou de l’écurie Tamla, Berry Gordy. L'accord porte sur un financement s’élevant à 13 millions de dollars sur 7 ans, une énorme somme dont la presse spécialisée fera abondamment écho.

Bien que la sortie de l’album se fasse attendre et commence à faire douter Berry Gordy, Stevie Wonder est toujours bien décidé à prendre le contrôle de tout, quitte à prendre en charge sa production. Depuis la sortie de ‘Music of My Mind’, le musicien avait pris pour habitude d’assurer en studio la plupart des prises instrumentales, notamment la batterie et les synthétiseurs. Sur ce dernier point, ce qui est remarquable chez Stevie, c’est sa façon de les utiliser et de les exploiter mélodieusement et rythmiquement. Son toucher est unique et reconnaissable pour peu qu’on ait entendu l’artiste à travers quelques titres.

Les sessions réalisées pour ‘Song in the Key of Life’ lui donne l’occasion de confronter une fois de plus son talent aux toutes dernières évolutions technologiques, dont les premiers soubressaux du sampling. Stevie s’en donne à cœur joie : dans ‘Pastime Paradise’, il passe un gong à l’envers et essaye un mélange de ‘Eleanor Rigby’ des Beatles aux grooves d'Earth Wind & Fire. Pour ‘Black Man’, il émule des sons à la façon Kraftwerk et en travaille d'autres en utilisant une cascade de filtres passant par des modulateurs.

Songs in the Key of Life’ détient une vision audacieuse. Outre ses subtiles mélodies, la grande force de ce double album est de proposer une multitude de genres musicaux. Citons l’hommage rendu à Duke Ellington à travers le titre ‘Sir Duke’ avec ses riffs de cuivres dirigés par Trevor Lawrence ; ‘I Wish’ et ses lignes de synthés qui inaugurent un funk virevoltant ; la géniale chanson ‘As’, immaculé d’un gospel ascensionnel qui permet à un certain Herbie Hancock de s’offrir un solo au Fender Rhodes ; quant aux voix, il en sera souvent question que ce soit à travers 'Another Star' ou dans ‘Pastime Paradise’ et son final imbibé de chœurs tarabiscotés.

Côté texte, alors que déjà ‘Talking Book’ et ‘Innervisions’ abordait quelques sujets sociaux chez à Stevie ('Big Brother', 'Living For The City'), ‘Songs in the Key of Life’ évoque le rapport à la vie sous ses différentes facettes : l’amour filial (‘Isn’t She Lovely ?’), la relation humaine (‘Love's in Need of Love Today’), mais aussi les problèmes raciaux vécus par ses ‘frères' (‘Black Man’, ‘Village Ghetto Land’) ou le rapport à Dieu (‘Have a Talk with God’).


STEVIE WONDER : AS (studio 'Songs In the Key of Life' - 1976)


‘SONG IN THE KEY OF LIVE’ EN QUESTION

En 1976, Stevie Wonder n’a alors que 26 ans. La parution de ce double album (associé à un mini 33 tours 4 titres), très attendu, va provoquer une onde de choc aux Etats-Unis, mais aussi en France (des extraits de l’album seront même diffusés sur France Musique grâce à l’esprit d’ouverture de son directeur Louis Dandrel).

© Motown Records - Stevie Wonder (1973)

Le disque de Stevie marque les esprits bien au-delà de la communauté afro-américaine en franchissant d’autres frontières musicales, là où peut-être personne ne l’attendait, parcourant l’histoire de ses amours, de sa fille Aisha (‘Isn’t She Lovely ?’), des paradis perdus de l'enfance (‘I Wish’), réinventant le gospel (‘As’) ou rendant hommage à Duke Ellington (‘Sir Duke’).

Pour Stevie, les chansons de ‘Songs in the Key of Life’ étaient un défi. Elles devaient être en parfaite harmonie avec ses sentiments et ses convictions politiques et religieuses. Ces chansons, si différentes les unes des autres, étaient avant tout le fruit d’une œuvre collective et fraternelle comme seule la musique sait en produire parfois. De l’écriture à l’interprétation, jusqu’à la production, la perfection est dans chaque titre. C’est rare !

Modernité des assemblages sonores, dilution des styles flirtant avec le jazz-rock (‘Contusion’) ou évoquant les racines africaines (‘Ngiculela’), le double album ‘Songs in the Key of Life’ est une histoire musicale à ciel ouvert, pleine d’inventivité, de créativité, fourmillant de détails, un acte de foi et un terrain de jeu idéal pour un Stevie Wonder inspiré.

Samplé, adapté ou réinventé partiellement par de nombreux artistes venus du rap, du R&B ou du jazz, l’album ‘Songs In the Key Of Life’ est une œuvre essentielle dans l’histoire de la musique contemporaine, aussi incontournable que le ‘Thriller’ de Michael Jackson ou que le mythique ‘Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band’ des Beatles.

Pas étonnant alors que 'Songs in the Key of Life' ait eu alors de nombreuses distinctions (quatre Grammy Awards dont une comme ‘album de l’année’) et plusieurs hits (‘Another Star’, ’As’, ‘I Wish’, 'Isn’t she Lovely ?’, ‘Sir Duke’).

Par D. Lugert (Cadence Info - 03/2018)


TRACKLIST (version CD)

Disque 1

  • Love's in Need of Love Today (Wonder)
  • Have a Talk With God (Wonder/C.Hardaway)
  • Village Ghetto Land (Wonder/G.Byrd)
  • Contusion (Wonder)
  • Sir Duke (Wonder)
  • I Wish (Wonder)
  • Knocks Me off My Feet (Wonder)
  • Pastime Paradise (Wonder)
  • Summer Soft (Wonder)
  • Ordinary Pain (Wonder)

Disque 2

  • Isn't She Lovely? (Wonder)
  • Joy Inside My Tears (Wonder)
  • Black Man (Wonder/G.Byrd)
  • Ngiculela / Es Una Historia / I Am Singing (Wonder)
  • If It's Magic (Wonder)
  • As (Wonder)
  • Another Star (Wonder)
  • Saturn (Wonder/M.Sembello)
  • Ebony Eyes (Wonder)
  • All Day Sucker (Wonder)
  • Easy Goin' Evening (My Mama's Call) (Wonder)

Principaux musiciens

  • Stevie Wonder : Harmonica, Arrangements, Claviers, Chanteur
  • George Benson : Guitare, Chant
  • Gregory Phillinganes : Clavier
  • Ronnie Foster : Orgue
  • Herbie Hancock : Claviers
  • Bobbi Humphrey : Flûte
  • Michael Sembello, W.G. Snuffy Walden : Guitare
  • Sneaky Pete Kleinow : Pedal Steel guitare
  • Nathan Lamar Watts : Guitare basse, Percussion, Chant
  • Greg Brown, Ray Pound : Batterie
  • Dorothy Ashby : Harpe
  • Steve Madaio : Trompette
  • Raymond Maldonado : Trompette, percussion
  • Jim Horn : Saxophone
  • Trevor Lawrence : Saxophone, Sax (Tenor)
  • Hank Redd : Saxophone, Sax (Alto), Sax (Tenor)
  • George Bohannon : Trombone
  • Glen Ferris : Trombone
  • Susaye Greene Brown : Chant
  • Larry Scott : Effets spéciaux

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