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JAZZ ET INLUENCES


LE WORLD JAZZ A TRAVERS LA PLANETE

Dans la France des années 50, à part quelques vedettes françaises, les références jazz étaient surtout américaines. La “vieille garde” était représentée par Louis Armstrong, Duke Ellington, Count Basie ou Lionel Hampton et les “jeunes loups” par Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Miles Davis ou John Coltrane.


L’ECLOSION D’UN WORLD JAZZ

La musique de jazz a longtemps résonné aux sons de ces héros américains. Pour les musiciens français, il était bien difficile de se démarquer, d’apporter une autre couleur, plus hexagonale, plus “frenchy”. La musique à la Django Reinhardt était la seule à avoir tiré son épingle du jeu en n’ayant pas eu d’égal aux Etats-Unis. Les musiciens français ne se faisaient aucune illusion sur l’énorme impact que produisait le jazz américain sur la plupart des amateurs. Le jazz américain était omniprésent. Après la seconde guerre mondiale, il se répandit un peu partout en Europe. L’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie connaissaient le même sort que la France.


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Au début des années 60, quand se sont multipliées les stations de radio et leurs émissions populaires, et que le tourne-disque a fait son apparition, le jazz connut une dimension et une prospérité sans égal. Malgré la concurrence farouche du rock, sa diffusion sur les ondes permit à de nombreux foyers de découvrir cette musique. Les retransmissions de concerts permettaient, de chez soi, de partir à la découverte des grands jazzmen, mais également d’aller à la découverte d’une ambiance, d’un style.

C’est grâce à ces moyens de diffusion que le jazz rayonna et s’installa dans de nombreux pays. Cette musique n’était plus seulement réservée au monde de la nuit, aux ambiances glauques des boîtes à strip-tease ou celles plus surchauffées des night-clubs, elle devenait, grâce au disque et surtout grâce à la radio, une musique fréquentable et abordable pour la majorité des gens.

Avec l’arrivée des années 70 et après avoir traversé sa crise identaire “free”, le jazz s’orienta de plus en plus dans les méandres d’une musique aux antipodes de ses racines. Un mélange s’opérait entre les rythmes jazz et rock tandis que les harmonies, héritées de la « pop music » ou de la « soul », apportaient leurs couleurs particulières. Le jazz-rock était né. Ce “cousinage musical” attira une nouvelle génération de spectateurs et de jeunes jazzmen aux dents longues… Apparu tel un phénomène de mode, le jazz-rock flirtait parfois avec le box-office tout en étant auréolé et affublé de tous les mots : trop technique, démonstratif, insipide ou agressif.

Des musiciens de jazz, plus “puristes” et conventionnel, sentant que ce jazz là s’éloignait beaucoup trop de ses racines, tentèrent de contrecarrer cette orientation musicale en se ressourçant auprès des musiques traditionnelles ethniques, mais également classiques. Ces transgressions sonores se produisaient parfois à travers des communions instrumentales inédites et dans des visions musicales invitant aux voyages, à la méditation (la maison de disques ECM engrangea un nombre impressionnant d’enregistrement de ce genre). Les rythmes bruts du jazz-rock s’en allaient pour laisser place à des rythmes ternaires légers, aériens.


UN JAZZ QUI S’INTELLECTUALISE

Si l’arrivée progressive de musiciens indiens, africains ou sud-américains ont mondialisé le jazz, celui-ci devient également plus intellectuel et moins spontané à travers une musique métissée, souvent complexe : les solos cèdent du terrain face aux écritures et les compositions ne sont plus forcément constituées de grilles qui tournent. Elles finissent même par évoluer dans le sillage du classique en épousant ses formes, ses particularités.

Pour l’amateur de jazz des premiers jours, c’est la désolation et la consternation. Les pilules du free puis du jazz-rock avaient été difficiles à digérer et voici maintenant que le jazz ne courait plus vers la liberté, mais vers une forme de radicalisation ! Pour d’autres, au contraire, c’est enfin l’occasion rêvée de donner à cette musique une dimension supérieure en le faisant entrer dans la cour des grands. ”Le jazz doit devenir une musique qui s’étudie, qui s’apprend au même titre que la musique classique. Le jazz ne doit plus être une musique de second plan ! ” disaient certains jazzmen.

Même si en France, face au classique, il existe encore des réticences, ailleurs, la prospérité du jazz ne fait que rayonner. Les pays latins comme l’Italie, les pays d’Europe du Nord comme l’Allemagne ou la Norvège présentent des musiciens jazz de premier plan… Loin de chez nous, au pays du soleil levant, c’est une jeune génération de jazzmen qui se fraye un chemin dans un jazz electro innovant, alors qu’au même moment la chère Russie résonne aux sons de ses big bands à la “Count Basie”.

En quarante ans, le jazz s’est transformé en world jazz. Peut-être à cause de son importance et de son influence sur de nombreuses autres musiques, le jazz est aujourd’hui une musique jouée et plébiscitée un peu partout sur la planète. Dans de nombreux pays, des jazzmen de talent partent à la rencontre de leur semblable pour transmettre leur amour du jazz.

En voyageant, en s’enrichissant au contact d’autres cultures, cette musique de liberté a pris un pari sur l’avenir, celui de rester une musique jeune et fraîche. Elle a su rebondir dans d’autres directions et renouveler son répertoire. Les nouvelles générations de musiciens, plus cultivées que leur ancêtre, plus attentives au monde qui les entoure, ont forgé de nouveaux liens entre la musique d’hier, celle d’aujourd’hui et peut-être celle de demain, et cela nous ne pouvons que nous en féliciter.

Par Elian Jougla - 01/2012

LISTE DES PRINCIPAUX JAZZMEN DANS LE MONDE

Pour vous, je vous ai sélectionné les principaux représentant de la musique jazz à travers la planète en les classant par pays (la France et les Etats-Unis sont exclus). La plupart des artistes présents dans cette liste vous seront certainement inconnus. C’est pour vous, l’occasion d’aller de l’avant et de partir à leur rencontre, chez votre disquaire ou tout simplement sur Internet.

En Afrique du Sud : Dollar Brand, Dudu Mukwana.

En Allemagne : Eberhard Weber, Manfred Schoof, Joachim Kuhn, Hans Rettenbacher, Alexander Von Schlippenbach, Wolker Kriegel, Claus Doldinger, Gunther Lenz, Albert Mangelsdorff, Peter Brotzman, Ervin Lehn, Kurt Hedelhagen.

En Angleterre : Kenny Wheeler, Mike Westbrook, Johnny Dankworth, Ronnie Chamberlain, Tony Coe, John Surman, Malcolm Griffith, George Shearing, Barry Guy, Victor Feldman, Gordon Beck, Jimmy Deuchar, Alan Skidmore, Brian Auger, Howard Riley, Don Rendell, Joe Harriott.

En Australie : Graeme Bell, Wally Borman, Frank Johnson.

En Autriche : Joe Zawinul, Hans Koller, Eric Kleinchuster, Friedrich Gulda.

En Belgique : Philip Catherine, René Thomas, Toots Thielemans, Bobby Jaspar, Etienne Veshuren, Jack Sels, Francy Rolland, Michel Herr, Richard Rousselet.

En Bulgarie : Simeon Shterev.

Au Canada : Paul Bley, Oscar Peterson, Yvon Landry, Maynard Ferguson.

Au Danemark : Alex Riel, Neils Henning Oersted Pedersen (NHOP), Palle Mikkelborg, Bengt Rosengreen, Max Bruel, Palle Mikkelborg, Allan Botchinsky, John Tchicaï.

En Espagne : Jorge Perez Wallmajor, Tete Montoliu, Pepe Niento, Pedro Itturalde.

En Ex-Tchécoslovaquie : Miroslav Vitous, Jan Hamer, Pavel Blatny, Josef Andes, Gustav Brom, Karel Krautgartner, Jiri Marz.

En Ex-Yougoslavie : Vojilas Simil, Dujko Goykowitch, Miljenka Prohaska, Milivoje Markovic, Wladimir Vitas.

En Finlande : Eero Koïvistoïnen, Pekka Poyry, Pento Kietanen, Juhani Aaltonen, Eikki Sarmento.

En Hollande : Maarten Van Regteren Altena, Pim Jacob, Piet Woordyk, Jasper Van T’Hoff, Théo Loevendie, Han Bennink, Pierre Courbois, Boy Edgar.

En Hongrie : Gyorgy Vukan, Yoshk’o Seffer, Rudolf Tomsits.

En Indonésie : Beni Mustafa, Bubi Chen.

En Irlande : Ian Henry, Louis Stewart.

En Italie : Dino Piana, Franco Manzecchi, Franco Geni, Glanco Masetti, Enrico Rava, Armando Travajolli, Gilberto Cuppini, Romano Mussolini, Franco d’Andrea, Sergio Fanni, Aldo Romano, Nunzio Rotondo.

Au Japon : Mitsuru Ono, Toshiko Akiyoshi, Sleepy Matsumota, Masabumi Kikuchi, Takashi Kako, Shigeo Suzuki, Terumasa Hino, Itaru Oki.

En Norvège : Jan Garbarek, Arild Andersen, Terje Rypdal, Karen Krog, Frode Thingnes.

En Pologne : Michael Urbaniak, Adam Makowicz, Tomasz Stanko, Wlodjimiez, Zbigniew Namyslowski, Novi Singers, Krystof Komeda, Roman Dilag, Jersy Milian.

En Suède : Lars Gullin, Bengt Hallberg, Bernt Rosenberg, Rolph Ericsson, Eje Thelin, Arne Domnerus, Ake Person, Carl Eric Norin, Bengt Hallberg.

En Suisse : George Grunz, Hans Kennel, Leon Franciolli, Heinz Bigler, Hans Peter Giger, Pierre Cavalli, Daniel Humair, Pierre Favre, Franco Ambrosetti.

En Turquie : Maffy Falay, Okay Temiz.

L'AVIS DES INTERNAUTES

nom : Caleb Assana
message : J'ai vraiment aimé ! (posté le 23/09/2013)

nom : Jean Antoine Arisma
message : Je trouve très pertinentes vos infos sur la musique jazz, cependant, un détail a retenu mon attention. Dans la "Liste des principaux jazzmen dans le monde", Haiti n'en fait pas partie. Donc, rien n'a été mentionné sur les jazzmen haitiens. Tandis que des institutions autant que des jazzmen ne cessent de promouvoir cette tendance dans le pays. Pire encore, certains jazzmen haitiens sont acclamés un peu partout à l'étranger.

Alors, j'aurais aimé savoir les raisons pour lesquelles Haiti ainsi que ses jazzmen n'ont n'ont pas eu droit d'être dans cette liste? Surtout que je travaille actuellement sur un projet permettant de mieux promouvoir le Jazz en Haiti. Bien à vous ! (posté le 03/02/2013)

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