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SCIENCE & TECHNIQUE


OPTIMISER L’ÉCOUTE SONORE POUR APPRÉCIER SA DISCOTHÈQUE

Après avoir donné quelques conseils pour posséder une discothèque parfaite ou idéale, il serait bon de ne pas négliger le support audio que vous utilisez pour écouter votre musique favorite. De la chaîne hi-fi réservée aux mélomanes en passant par le baladeur jusqu’au disque dur, le matériel destiné à entendre de la musique se décline à tous les tons, mais avec des objectifs très différents…


OPTER POUR UN SUPPORT VINYLE

En fonction de vos goûts, il est fort possible que votre discothèque ne soit pas uniquement constituée de CD ou de fichiers sur disque dur. Par exemple, si vous êtes un amateur de jazz, cette musique regorge de raretés qui n’ont jamais été édité en CD ou qui ne sont pas encore disponibles sur les sites de téléchargement. Il en va de même pour la musique classique où certaines interprétations, notamment d’avant-guerre, sont fort rares et très recherchées.


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Se limiter à un seul format d’écoute n’est pas l’idéal. Si le disque dur est la solution de facilité pour se constituer une discothèque en quelques clics, le disque vinyle est depuis quelques années reparti à la conquête d’un marché que l’on croyait révolu. Il y parvient si bien qu’il est en train de rattraper la vente des CD. Qui l’aurait cru ?

Investir dans une platine disque n’est pas forcément un luxe. De surcroît, si celle-ci est de bonne qualité, vous aurez un support qui vous permettra de vous rapprocher du son de l’enregistrement original (celles qui sont commercialisées actuellement sont très pratiques car elles permettent un branchement USB sur ordinateur pour réaliser des copies). Ensuite, pour former un ensemble encore plus cohérent, un ampli à lampes et de vieilles enceintes renforceront l’image sonore d’antan. Le résultat de cet assemblage vous permettra d’obtenir un son plus « chaud » et « coloré » que celui d’une musique enregistrée sous forme de signal numérique.

On peut en général brancher une platine disque sur n’importe quelle chaîne hi-fi (dans le cas contraire, ne surtout pas la raccorder à une autre entrée car l’impédance n’est pas adaptée, avec le risque de griller l’amplificateur).

Bien évidemment, si vous recherchez le côté pratique, le disque vinyle n’est pas ce qui se fait de mieux. La « galette noire » est fragile, et si l’on ne prend pas certaines précautions, vous allez au-devant de problèmes irrémédiables. Deux points cruciaux sont à surveiller :

  • 1- La tête de lecture, qu’il faut changer régulièrement (1 fois par an en moyenne)
  • 2- Le maniement du disque. Celui-ci doit être propre avant d’être posé sur la platine (la poussière est l’un des ennemis du disque vinyle). Après l'écoute, il doit être ranger dans sa pochette.

Au-delà du son, le disque vinyle attire le collectionneur par son apparence. La pochette d’un 30 cm n’offre pas la même sensation visuelle qu’un boîtier plastique de CD, et encore plus quand l’enregistrement se trouve dans le quasi-anonymat d’un fichier de disque dur !

D’autre part, le disque vinyle oblige, à cause de son écoute limitée (-30 minutes par face), un tout autre rapport avec la musique, aussi bien pour l'utilisateur que pour l’artiste qui aura dû tenir compte de son organisation divisée en Face A / Face B lors de l’enregistrement. Quand une œuvre est conséquente, il arrive parfois que pour l’écouter dans son intégralité, on soit obliger de tourner le disque sur l’autre face, voire d’en saisir un autre (cas du double-album). Mais cela ne doit pas vous effrayer, car même si vous êtes un habitué des baladeurs, il existe dans ce maniement, une sorte de cérémonial à même de vous séduire.


LE SON CD, POUR UN RÉSULTAT NET ET SANS BAVURE

Il en est des CD comme des vinyles : le son dépend du support comme du matériel avec lequel vous le lisez. En général, vous pouvez faire confiance aux maisons de disques pour donner à l’enregistrement une qualité optimale. Quand vous achetez un CD, regardez si au dos du boîtier (ou de la pochette) est noté le mot « remastered » (remastérisé). Cela signifie que l’enregistrement original analogique (sigle ADD) a subi un traitement particulier (1) pour que le son soit presque aussi bon que celui d’un album conçu totalement en numérique (sigle DDD). Conservez toutefois à l’esprit que le son numérique n’est pas toujours le reflet d’un son de qualité.

1 : Le ‘A’ pour analogique et le ‘D’ pour digital correspondent aux différentes phases de production du CD, de l’enregistrement jusqu’à la gravure et la diffusion. Les trois variantes sont : AAD, ADD et DDD

Généralement les jeunes fans de musique utilisent beaucoup le format MP3 pour loger un maximum de musique en mémoire. Au regard d’un disque dur imposant, les centaines, voire les milliers de titres supposent l’organisation de playlists sur un thème, un musicien ou une ambiance ; certainement le meilleur moyen pour ne pas « s’énerver » quand on ne se souvient plus du nom de l’artiste ou du titre.

Si je vous dis que le son est meilleur sur un CD que sur un MP3, mais que la plupart des utilisateurs ne font pas la différence, vous risquez de vous poser cette question : « Mais à quoi sert alors la qualité sonore d’un CD si on n’est pas en mesure de faire la différence ? ». A cela je répondrais qu’il existe différentes qualités dans le matériel audio qui vont du médiocre au superbe, et que c’est dans cette nuance de valeurs ajoutées que l’on arrive à faire toute la différence ! Le plus simple est d’aller faire un tour dans un auditorium ou dans un studio d’enregistrement renommé (c’est encore plus significatif), pour avoir la réponse.

Sachez qu’une bonne platine disque peut coûter plus d’un millier d’euros alors qu’un baladeur MP3 coûte souvent moins de cent euros. On en a pour son argent. Toutefois, il est important de préciser que dans le domaine de l’audio, la présence d’un matériel numérique toujours plus diversifié a permis de monter en gamme tout en offrant des tarifs suffisamment attractifs pour convenir à la jeune clientèle.


LES ÉCOUTES, LE POINT ESSENTIEL À NE PAS NÉGLIGER

Le premier point délicat, et non des moindres, sont les écoutes : casque ou enceintes, c'est au choix, mais bien souvent c’est le maillon faible : manque de profondeur, image stéréophonique réduite, plage des fréquences déséquilibrée, distorsion, etc. Fort heureusement dans ce domaine de réels progrès ont été accomplis, et il n’est pas rare d’être surpris par la qualité audio de petites enceintes, même à bas prix. L’ajout d’un caisson de basse est toutefois recommandé si l’on souhaite obtenir un son plus rond ; les petites enceintes privilégiant naturellement les médiums et les aigus.

Le second point délicat est la puissance dont vous aurez besoin. Ce paramètre est difficile à estimer avec précision, car un surplus de puissance n’est pas toujours nécessaire et dessert bien souvent l’écoute à bas régime (le recours au filtre loudness de l’amplificateur est dans ce cas une « béquille » qui explique bien des choses). Une chaîne audiophile de 2x 20 watts efficaces (de classe A) est généralement suffisant pour écouter sa musique confortablement dans une pièce comme une chambre ou un salon.

Si vos moyens financiers vous le permettent, optez pour un ampli à tubes (les tubes à vide sont des ampoules cylindriques), vous ne le regretterez pas ! Le mieux est de vous rendre avec quelques CD dans un magasin spécialisé pour comprendre là où il n’y a rien à comprendre, sauf celui d’écouter.

Si vous optez pour une chaîne home-cinéma, mettez-y le prix, sinon la qualité sera peut-être suffisante pour regarder un film, mais sûrement pas pour s’attarder à écouter de la musique.

L’acquisition d’une platine disque, d’un amplificateur à lampes ou d’enceintes trois voies bass-reflex d’occasion est devenue possible aujourd’hui grâce à Internet, même si l’option « bonne affaire » des brocantes et foires existe toujours.


LES OUTILS NOMADES... LA MUSIQUE EN LIBERTÉ

Jusqu’à présent toutes ces explications ne concernaient que l’écoute de la musique à domicile. Or, si vous ne pouvez vous passer de musique, il faut que vous puissiez prendre votre discothèque avec vous où que vous alliez.

Du temps où le walkman des années 80 lisait les K7, la façon d’écouter la musique avec un casque rivé sur la tête a bien changé. Suite à la disparition de la petite bande magnétique - mais qui voudrait bien revenir sur le marché - est apparu le MP3, ce tout petit fichier aux données comprimées qui permet de loger dans le moindre des baladeurs des centaines de chansons, voire plus si la taille de la mémoire le permet.

Conjointement à l’apparition du MP3, des sites de téléchargement sont apparus sur la Toile au cours des années 2000. Les prix sont très raisonnables : un euro environ le titre, moins si on achète l’album en entier. Quant au choix, il est largement suffisant pour satisfaire le plus grand nombre.

Cette façon de sélectionner une chanson parmi d’autres est une solution économique, car la plupart du temps le téléchargement d’un seul titre ou de deux est une réponse immédiate à un coup de cœur. C’est certainement désarmant pour l’artiste qui voit ainsi son travail de plusieurs mois placé sous la coupe impitoyable des internautes, mais c’est ainsi !

Sauf à être un fin connaisseur en informatique, le téléchargement sur plate-forme a un inconvénient, celui de ne pas permettre le transfert de morceaux téléchargés sur un autre ordinateur pour en faire des copies de sauvegarde, au cas où le disque dur rendrait l’âme ; les fichiers étant généralement sécurisés par un système de protection anti-copie.


LE CHOIX DU CASQUE

Il existe deux raisons pour que le choix du casque ne soit pas pris à la légère :

  • 1 – Pour écouter de la musique à un bon volume sans abîmer ses tympans.
  • 2 – Pour vivre des écoutes prolongées sans ressentir de fatigue grâce à sa légèreté et son confort.

Ensuite, des études ont démontré que les enfants qui écoutent régulièrement de la musique sur baladeur entament rapidement leur capacité auditive. De là à ce que toute une génération ait des problèmes de surdité à l’âge adulte, il n’y a qu’un pas !

Pour conclure… Casque avec fil ou sans fil ?

À l’heure actuelle où la prise jack 3,5 tente de disparaître des outils nomades, le casque avec fil risque de suivre le même chemin. Le premier des avantages du casque sans fil est de pouvoir vaquer à ses occupations tout en écoutant de la musique, à condition bien sûr que la fréquence émise n’interfère pas avec une autre source comme un téléphone portable.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 03/2017)


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