NEWSRECHERCHEPROPOSERCHANSONCLASSIQUEINSTRUMENTJAZZMUS. FILMSMUS. SOCIÉTÉROCK & CoSON TECH.BLUES, SOUL...

ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


DES REEDITIONS POUR VOYAGER
AU CŒUR DE LA MUSIQUE ROCK

Ecrire sur la musique rock, c’est formuler des enthousiasmes et parfois exprimer des déceptions. Heureusement, la musique reste un bonheur suprême qui reste toujours inégalé. De ses grands classiques à ses succès parfois oubliés en passant par des standards pour initiés, la musique rock est l'exemple type d'une musique populaire qui a conservé toujours un esprit critique, exigeant, mais jamais élitiste. Si, par le passé, certaines mélodies ont enflammé la planète, aujourd'hui encore elles trottent dans nos têtes, sans prétention, mais toujours avec efficacité, jouant à cache-cache avec l’éternité. La musique rock est un étourdissant voyage aussi harmonieux qu’éclectique. En témoigne ce programme musical, véritable florilège uniquement composé de réédition et croisant le fer avec plus d'un demi-siècle d’histoire !


ROLLING STONES : LADIES AND GENTLEMEN

Honneur aux vétérans. Dans la foulée de la sortie d’Exile en 1972, les Rolling Stones s’embarquaient pour la plus décadente et sauvage des tournées américaines. Si les coulisses dantesques restent confinées au culte mais invisible Cocksucker Blues, de Robert Franck, le show du groupe, perdu de vue depuis des lustres, est devenu grâce à cette réédition disponible pour le plus grand bonheur des fans.

Peut-être pourrait-on,regretter l’absence de plans larges et de prises de vues variées, mais là n’est pas le plus important. En ces temps-là les Stones ne savaient plus sur quelle planète ils vivaient. Ils étaient sans contexte « the greatest rock’n’roll band in the world ».


Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de consulter cette page dans sa totalité et dans des conditions visuelles optimisées. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.cadenceinfo.com". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "cadenceinfo.com"


(1 DVD - Eagle Vision)


JIMI HENDRIX : WEST COAST SEATTLE BOY

Encore un Jimi Hendrix inédit. Le filon semble inépuisable. Pour le quarantième anniversaire de la mort du guitariste gaucher, Sony publia un coffret de raretés à destination des amateurs bien éclairés : West Coast Seattle Boy.

Le premier des 4 CD réunit pour la première fois tout le travail de Hendrix sideman, lorsque, encore inconnu au début des sixties, il prêtait son jeu déjà singulier aux enregistrements de Little Richard, des Isley Brothers, de Don Covay ou de King Curtis. Un tel talent ne demandait qu’à exploser, dynamitant tous les canons de la guitare électrique rock, blues et plus encore, comme l’attestent les innombrables et pour la plupart passionnantes jams, expérimentations et prises alternatives qui garnissent les trois disques restants.

(4CD + 1 DVD - Sony)


THE APPLE BOX

Derrière les rééditions et les remasterisations de l’œuvre des Beatles, voici un copieux coffret très intéressant pour les inconditionnels "historiens" des Fab Four. The Apple Box est surtout une alternative aux fans en quête d’un peu de variété. Le label des Beatles, avec son fameux logo à la pomme verte, ne se contentait pas de publier des disques des quatre de Liverpool. La puissance médiatique des Beatles aura eu pour conséquence de passer presque sous silence un nombre important d’enregistrement.

A la fois laboratoire musical et tremplin pour les découvertes de John, Paul, Georges ou Ringo, Apple publia une flopée d’albums dans lesquels le quatuor s’investissait pleinement. Des quatre, Harrison fut de loin le plus assidu, apportant chansons et parties de guitare aux premiers albums d’artistes talentueux mais oublies, comme Jackie Lomax ou la soul woman Doris Troy ainsi que le jeune Billy Preston (que l’on peut entendre dans les derniers enregistrements du groupe).

Autant de disques qui préfiguraient l’impressionnante vitalité du triple album solo à venir de George, All things must pass. Mais le coffret contient bien d’autres perles, notamment le disque charmant d’un James Taylor débutant et, surtout, les quatre premiers albums de Badfinger, brillants apprentis Beatles gallois au destin tragique.

(17 CD – EMI / Compilation Come and get it : 1 CD – EMI)


DAVID BOWIE : STATION TO STATION

Etrange album au sommet de la discographie caméléonesque de David Bowie, Station to station sonne comme l’œuvre d’un « homme venu d’ailleurs ». Six titres seulement, enregistrés dans un état plus qu’« altéré » par celui qui se nommait désormais le « Mince Duc blanc » (Thin White Duke), explorant un prodigieux train sonore, entre soul glaciale, rock berlinois cérébral et le funk le plus brûlant.

Station to station est un disque dense, froidement sensuel, qui s’achève en beauté par une reprise sublime de Wild is the wind, la plus émouvante prestation vocale de Bowie. Les fans pourront se jeter sur l’onéreux coffret de luxe garni d’une flopée d’objet de culte, les autres se contenteront (très bien) du triple CD proposant, outre l’album remastérisé, l’intégrale d’un concert donné au Nassau Coliseum en 1976, très prisé jusque-là dans sa version pirate.

(Edition Deluxe : 5 CD + 3 LP + 1 DVD – EMI / Edition collector : 3 CD – EMI)


JETHRO TULL : STAND UP

Entre This was, premier album d’un groupe déjà inventif mais encore imprégné de l’héritage blues, et la longue suite de Thick as a brick, en 1972, un des sommets du rock progressif, que de chemin parcouru en quatre ans par l’un des groupes anglais les plus originaux !

Dès son deuxième album, Jethro Tull et son leader, Ian Anderson, avaient clairement défini un style qui mêlait influences jazz et inclinaisons heavy au service d’un folk rock dynamique dominé par la flûte traversière ! De l’étonnant instrumental inspiré de Bach (Bourée) au fantastique We used to know, l’impeccable Stand up semble vouloir résister un temps.

Cette réédition soignée, agrémentée de bonus et d’un set live de 1970 (aux solos, il faut l’avouer, délayés), reproduit le design amusant du vinyle original : le groupe surgit façon pop-up lorsqu’on ouvre la pochette !

(2 CD + 1 DVD – EMI)


BRUCE SPRINGSTEEN : THE PROMISE DARKNESS

Springsteen a beau chevaucher dans le peloton de tête des poids lourds de la réédition et du plus-produit pour fan fortuné, il est aussi, à l’instar de ses performances scéniques, de loin le plus généreux. Cette dantesque réédition de Darkest on the edge of town (1978) est bien plus qu’un bel objet de marketing proposant l’habituel documentaire de routine et quelques chiches bonus musicaux. Outre un film détaillé sur sa conception (The Promise), deux DVD de concerts (1979 et 2009) et d’un livre de 80 pages, il lève le voile sur 21 chansons demeurées officiellement inédites.

Des morceaux qui n’ont rien de rogatons mais qui, simplement, ne s’intégraient pas à l’album cohérent que l’exigeant Boss avait en tête. Comme ces versions originelles de Because the night ou de Fire qui firent le bonheur (et la fortune) d’autres. Autant dire de l’or en barre.

(Edition Deluxe : 3 CD + 3 DVD + livre – Sony)


MAIS ENCORE…

NINJA TUNE : 20 YEARS OF BEATS & PIECES

Fin des années 80, l’Angleterre succombe à la vague acid house et à la dance music survitamminée. Sampleur et séquenceur battent le haut du pavé. Les Londoniens Matt Black et Jonathan More enregistrent alors des titres sous le nom de Coldcut, qui, chantés par Lisa Stansfield ou Yazz sont autant de tubes.... Si bien que les deux bidouilleurs décident dès 1991 de monter leur propre label, Ninja Tune.

Le coffret intitulé 20 Years of Beats & Pieces retrace vingt ans d’une riche histoire qui, paradoxalement, mérite le titre de nouveauté. Plutôt que de compiler des morceaux déjà disponibles, il réunit des versions inédites et surtout des remixes où les artistes maison (Amons Tobin, Gaslamp…) ou de prestigieux invités (Hot Chip, Autechre…) revisitent l’impressionnant catalogue de Ninja Tune, au confluent du jazz, de la drum’n’bass, du rock électronique et du hip-hop.

(2 Doubles CD vol 1 et vol 2)


DEXIS MIDNIGHT RUNNERS : SEARCHING FOR THE YOUNG SOUL REBELS

En 1980, la furia punk à peine éteinte, un vent ska aussi festif que militant souffle sur l’Angleterre. C’est alors que surgi une drôle de troupe à l’appellation intrigante, Dexys Midnight Runnes, insufflant la rage des Clash et la rugosité cuivrée des Specials dans une revisitation survoltée de la soul music brute et passionnée des sixties.

Attifés en dockers inquiétants, les membres de ce gang torride entraîné par Kevin Rowland, leader obsédé par le lyrisme de Van Morrison et la fougue d’Otis Redding, délivraient une poignée de singles explosifs avant de lâcher, telle une bombe, leur majestueux premier album, Searching for the young soul rebels.

Plus de trente ans après, il reparaît, plus percutant que jamais, agrémenté d’une vingtaine de rareté, des démos, des face B et des sessions radio d’une belle sauvagerie et intensité.

(2 CD - EMI)


ORANGE JUICE : COALS TO NEWCASTLE

Si l’on a pu se réjouir de la résurrection d’Edwyn Collins, victime d’une double hémorragie cérébrale, c’est parce qu’il est une des figures les plus attachantes de la scène alternative d’outre-Manche. L’artisan pop écossais en fut même l’un des architectes capitaux avec Orange Juice, de la formation du groupe à Glasgow, en 1979, jusqu’à sa dissolution, il y a vingt-cinq ans.

Enfant du punk nourris d’une passion égale pour le spleen rock romantique du Velvet Underground et la soul festive de la Tamla Motown, Collins et les siens, avec leurs looks de collégiens juvéniles, leurs mélodies délicates et leurs joyeuses guitares carillonnantes, apportaient quelques grammes de finesse dans un monde de brutes.

Sans eux, il n’y aurait peut-être pas eu de Smiths, précieux sauveurs d’un rock britannique en pleine déroute 80’s. Plus de 120 titres couvrant l’intégralité de leur production – de leurs débuts d’une salutaire fraîcheur à leur baroud d’honneur désabusé -, sans oublier un DVD de clips et de prestations live, rendent un hommage définitif à ces héros trop discrets de la new wave.

(6 CD + 1 DVD - Domino)


LEMMY : 49% MOTHERFUCKER, 51% SON OF A BITCH

Plus constant qu’Iggy Pop, plus pur que Keith Richards, au panthéon des icônes rock absolues, Lemmy Kilmister, est le bassiste à la voix d’outre-tombe de l’inoxydable Motörhead. C’est en tout cas l’avis de Lars Ulrich (Metallica), de Billy Bob Thornton et de tous ceux qui ont tenu à participer à ce documentaire à la gloire du forçat d’un métal radical, sans artifices. Filmé trois ans durant chez lui, à Los Angeles, Lemmy raconte sa vie vouée corps et âme au rock’n’roll : de ses premiers émois en voyant les Beatles à la Cavern, à ses concerts assourdissants, où il ne cesse, à 64 ans, de se donner pleinement. Un document enrichissant pour celui ou celle qui veulent approcher un certain « hard » de vivre.

(1 DVD ou Blue-Ray - 1E Music)

(Cadence Info - 10/2014)

L'AVIS DES INTERNAUTES

Cet espace vous est réservé.
Soyez la première personne à publier un commentaire en remplissant le formulaire ci-dessous.

RETOUR SOMMAIRE