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ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


LES MEILLEURS DISQUES ROCK DES ANNÉES 70

La musique rock des années 70 a été riche de nouveautés et de rebondissements artistiques. Tandis que les groupes déjà célèbres consolident leur légende en s’invitant sur de grandes scènes, d’autres, au contraire, s’emploient à prouver que le rock doit être une musique dépouillée, contestataire et violente…


BLACK SABBATH – PARANOID (1970)

Les quatre musiciens de Black Sabbath (Ozzy Osbourne au chant, Tony Iommi à la guitare, Geezer Butler à la basse, et Bill Ward à la batterie) ont décidé de ne pas faire dans la dentelle avec le disque Paranoid. L’album est devenu depuis un classique de l’histoire du hard rock. Plutôt que de s’inspirer des autres précurseurs anglais (Cream, Led Zeppelin ou Deep Purple), le « Sabbat Noir » a puisé du côté des gros lourds ricains, genre Vanilla Fudge ou Blue Cheer.

Le chanteur Ozzy partage avec nous ses pires cauchemars, quand sa voix nasillarde imbibée d’alcool – et autres substances - se mêle aux sons d’une basse sortie toute droit des cavernes et d’une guitare braillarde, pour ne pas dire hurlante. Black Sabbath va instantanément séduire des millions de gamins dans cet univers qu’aucun adulte ne peut accepter. Ils sont à l’inverse des Beatles, qui déjà, ne sont plus qu’un souvenir. Le groupe donnera naissance à un heavy metal aux contours gothiques si imagés, qu’il servira de référence pour de nombreux autres groupes de même nature.


CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG – DÉJÀ VU


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En 1970, le quatuor récemment formé se produit au festival de Woodstock. C’est durant cette période que sort l’album Déjà Vu. Son enregistrement a nécessité pas moins de 800 heures. Un record qui s’explique par le fait que les quatre protagonistes n’étaient jamais là au même moment. A cette époque, Neil Young s’occupe de parfaire sa carrière solo – il avait rejoint le trio depuis seulement quelques mois – tandis que Still est à Londres pour mettre en boîte son premier album solo.

Crosby, Stills, Nash & Young ont tous de fortes personnalités. Il faut éviter la dissolution à tout moment (le groupe en connaîtra pourtant plusieurs). Mais le disque finit tout de même par être terminé. Chacun signe deux titres sur l’album ; un seul (Everybody I Love You) est écrit en tandem, par Stills et Young. Pour autant, l’album est remarquablement homogène et devient numéro 1 tout de suite. Les titres Carry On, Teach Your Children, au parfum country, et Almost Cut My Hair, plus agressif émergent du lot.


GEORGE HARRISON – ALL THINGS MUST PASS

All Things Must Pass est la première œuvre en solo de George Harrison. C’est un coup de maître. Enfin libéré des Beatles, dans lequel l’artiste n’a plus vraiment sa place depuis déjà quelques années, le gentil Harrison tient là sa revanche ; d’autant qu’il vend, dès la sortie de l’album en novembre 1970, plus de trois millions d’exemplaires.

Depuis le temps, Harrison a stocké de nombreuses chansons de qualité et, lors de l’enregistrement, il s’entoure de quelques amis dont Klaus Voormann et Eric Clapton. Même Bob Dylan participera à la réalisation de ce triple album en écrivant le titre If Not For You. Au fil des six faces, on a droit à des tubes comme What Is Life et surtout My Sweet Lord ( qui lui vaudra un procès pour l’avoir plagié sur He’s So Fine, des Chiffons), à des ballades envoûtantes comme All Things Must Pass, et à des jams où il laisse libre cours à sa virtuosité guitaristique.

Un brin mystique le George Harrison ? Peut-être bien ! Sur la pochette, l’artiste est en habit de jardinier, trônant au milieu de sa propriété entouré de quatre nains de jardin couchés à ses pieds. Certains y verront un symbole affiché. Serait-ce celui de la mort des Beatles ?


WOODSTOCK – MUSIC FROM THE ORIGINAL SOUNDTRACK AND MORE (1970)

En 1970, la guerre du Vietnam est là, qui s’éternise, qui s’enlise. Un vent de révolte gronde. Aux Etats-Unis, la drogue tue les stars et des brebis galeuses se glissent chez les « flower children », ceux-là même qui célèbrent le "peace and love" à tour de bras. Woodstock n’est pas loin. Il sera le dernier feu d’artifice avant l’atterrissage : trois jours de paix, de musique et d’amour.

Le festival a lieu à la mi-août 1969. Un film en est tiré, et le triple album – réduit par la suite à un double – sort en juin 1970. Pour les ados de l’époque, tous les groupes qui ont participé à l’événement sont aussitôt auréolés d’une crédibilité mythique. Cinq cent milles spectateurs seront là pour venir entendre et voir tout ce que la musique rock avait engendré ces derniers temps : Sly and the Family Stone, Crosby, Stills, Nash et Young, Carlos Santana, les Who, Jefferson Airplane, Alvin Lee et Ten Years After, mais également Jimi Hendrix, Joe Cocker ou Richie Havens. Un mélange des genres, il faut bien l’avouer.

Quelques pépites ont résisté à l’assaut du temps, notamment l'inoubliable interprétation de With A Little Help From My Friends par Joe Cocker, les Who chantant des extraits de leur opéra rock Tommy, et le solo acrobatique de Jimi Hendrix sur l’hymne américain. La sortie en DVD du film de Michael Wadleigh a permis de rétablir le montage initial, qui totalise 225 minutes (sur 300 heures de rushes). A travers ce film, de nouvelles générations découvrent un mode de vie, mais aussi une époque révolue, pour ne pas dire « kitch ».

SERGE GAINSBOURG – HISTOIRE DE MELODY NELSON (1971)

C'est le rare disque français a figurer dans la sélection. Pauvre de nous ! Pourtant, il y a eu un avant et un après « Melody Nelson » dans notre histoire. La carrière de Gainsbourg est à son apogée, et il décide avec l’orchestrateur et cocompositeur Jean-Claude Vannier de placer la barre très haut. Un album peut-être trop avant-gardiste pour le public de Gainsbourg, qui boude l’album à sa sortie. Tout le monde se pose alors la question : « Qui est donc cette Melody ? ». L’album concept, qui comprend sept chansons, raconte l’histoire d’une jeune fille renversée par une Rolls-royce.

La musique cadrée par une ossature rythmique des plus réduites - guitare/basse/batterie – possède des couleurs pop/rock prononcée. Histoire de Melody Nelson sonne sagement à la façon d’un poème symphonique de l’âge pop, même si au détour d’un titre surgit une valse.

Melody, naturellement, c’est Jane Birkin et son histoire, à l’époque où le couple fit scandale après la sortie de Je t’aime moi non plus, une chanson qui était à l’image de la liberté sexuelle, mais qui offusquait encore la majorité des gens. Paradoxalement, Histoire de Melody Nelson n’a été découvert par le public et les artistes anglais que de nombreuses années après la mort de son auteur.


JANIS JOPLIN – PEARL (1971)

Elle a incarné la « hippie chick » par excellence. Pearl est le dernier album de Janis Joplin. Sa courte carrière se terminera malheureusement par une overdose d’héroïne, un mois après la disparition de Jimi Hendrix. L’album posthume sortira en février 1971 et restera neuf semaines d’affilée en tête des charts américains. Des dix titres que comprend l’album s’échapperont les bouleversants Cry Baby et Me & Bobby McGee.

Sa voix blues rocailleuse est à rapprocher de celle de Bessie Smith, pour laquelle Janis avait tant d’admiration. Juste avant d’en commencer l’enregistrement, Janis Joplin tentait d’arrêter de picoler, de se défoncer et de s’envoyait en l’air avec tout ce qui bougeait. Les séances se dérouleront alors à merveille : sa voix râpeuse de femme blessée est magnifiquement mise en valeur sur des titres comme Move Over, A Woman Left Lonely et Trust Me. Deux jours avant sa mort, elle mettra en boîte l’amusant Mercedes Benz et un message pour souhaiter un bon anniversaire à John Lennon. Le lendemain, il était prévu qu’elle enregistre des voix sur le titre Buried Alive In The Blues, elle n’en aura pas l’opportunité.

LED ZEPPELIN – IV (1971)

C’est un album crucial dans l’histoire du rock. Depuis la sortie de l’album II en 1969, qui restera classé deux années, Jimmy Page et ses camarades ont eu le temps d’engranger des millions de dollars. Mais l’album III (1970), aux parfums celtiques, n’obtiendra pas le même succès, malgré la présence d’Immigrant Song. Led Zeppelin reste toutefois en tête des groupes rock favoris.

À l’automne 1971, sort ce qui est sans aucun doute l’album le plus connu et le plus vendu de Led Zeppelin (+ de 22 millions d’exemplaires), malgré une pochette moche (comme quoi le contenu doit toujours être plus important que le contenant) et énigmatique (sans titre ni nom d’artiste). Ce numéro quatre (IV), comme les fans le baptiseront, va passer cinq années non stop dans les charts américains. De ce disque parviendront à nos oreilles Stairway To Heaven et sept autres diamants bruts, oscillant entre folk campagnard et heavy metal furieux, tels Black Dog, Rock And Roll, Misty Mountain Hop ou The Battle Of Evermore, inspiré par Le Seigneur des Anneaux de Tolkien, en duo avec la chanteuse anglaise Sandy Denny.


THE WHO – WHO’S NEXT (1971)

Au début de leur carrière, les Who avaient synthétisé à merveille les frustrations d’une adolescence déchaînée, en mal de liberté, symbolisée par la violence de leurs prestations live, et incarnés magistralement par un Pete Townsend détruisant avec enthousiasme ses guitares et un Keith Moon toujours prêt à martyriser sa pauvre batterie avec une puissance stupéfiante.

Après le controversé opéra rock Tommy sorti en 1969, et un jeu scénique dont ils ont le plus grand mal à se défaire, les Who reviennent à une musique marquée de simplicité avec Who’ Next. La pochette, qui montre les quatre membres au pied d’un pilier de béton sur lequel ils viennent se soulager, reflète très mal la qualité des chansons. D’une prodigieuse efficacité, les hits abondent : Won’t Get Fooled Again, Going Mobile, Behind Blue Eyes

Les Who reviendront cependant à l’opéra rock deux ans plus tard avec Quadriphonia. Ce sera le dernier feu d’artifice du groupe. En effet, en septembre 1978, après une longue descente aux enfers provoquée par un mélange de drogues et d’alcool, le cœur de Keith Moon succombera à une overdose de médicaments.


DEEP PURPLE – MACHINE HEAD (1972)

En 1970, Deep Purple s’impose dans la brèche ouverte par Led Zeppelin et Black Sabbath avec l’album Deep Purple In Rock. Déjà, la guitare de Ritchie Blackmore, la voix de Ian Gillan, la basse de Roger Glover et la batterie de Ian Paice sont mises en valeur. Après Fireball (1971) va sortir une des références discographiques dans le domaine de la musique hard rock, Machine Head. L’album suivant, Made In Japan, viendra confirmer la stature du groupe.

Machine Head se détache de l’ensemble parce qu’on y trouve le morceau qui leur vaudra à jamais une place de choix dans le panthéon des hardeux, l’imputrescible Smoke On The Water et son célèbre riff, simple et efficace, si souvent joué sur scène et dans les caves par d’innombrables groupes de rock.

À ce titre s’ajoutent Lazy et sa superbe introduction à l’orgue Hammond qui fera date. Mais aussi le duel d’orgue et de guitare sur Highway Star qu’il convient d’écouter en agitant de haut en bas votre chevelure, forcément longue, tout en faisant mine de jouer d’une invisible six-cordes, comme le font si bien ceux qui pratiquent le air guitar.

PAUL McCARTNEY & WINGS – BAND ON THE RUN (1973)

En 1972, McCartney a la chouette idée de remonter un groupe qu'il baptisera Wings, et de partir en tournée à bord d’un bus aménagé à travers la campagne anglaise. Le jeune public s’attend à entendre des chansons des Beatles, mais non, McCartney est bien décidé a faire découvrir un tout nouveau répertoire très différent par la forme et le contenu.

Au printemps 1973, l’album Red Rose Speedway collectionne les mauvaises critiques, mais, heureusement, McCartney qui a plus d'une mélodie en tête se rattrape quelques mois plus tard en composant le générique musclé du nouveau James Bond, Live And Let Die. En réalité, le grand retour de l'ex-Beatles n'arrivera qu'au moment de la sortie de l’album Band On The Run qui paraît en décembre 73...

Enregistré dans des conditions difficiles à Lagos, au Nigeria, cet album deviendra numéro 1 des deux côtés de l’Atlantique. Juste avant le départ, deux membres du groupe l’ayant laissé tomber, c’est donc un Wings réduit à un trio (Paul, Linda sa femme et le guitariste Denny Laine) qui signe Band On The Run ; un album dans lequel l’énergie de Jet et de Let Me Roll It, la douceur exotique de Bluebird et le balancement du piano rythmé de Nineteen Hundred And Eighty Five font merveilles.


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