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ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


LE TOP DES DISQUES ROCK DES ANNÉES 70

Cette page fait suite à Les meilleurs disques rock des années 70 (part. 1)


MIKE OLDFIELD – TUBULAR BELLS (1973)

Après avoir été le bassiste de Kevin Ayers, Mike Oldfield va enregistrer un album qui va à la fois le rendre célèbre et le paralyser, artistiquement parlant. Un certain Richard Branson qui, à l’époque, est à la tête d’une boîte de vente par correspondance, va créer un label aujourd’hui devenu célèbre : Virgin. C’est lui qui va produire l’album Tubular Bells. Le flair de l’homme d’affaire ne s’est pas trompé : Tubular Bells rentre dans les charts et y restera durant 18 mois. Les ventes exploseront après qu’un extrait ait été utilisé sur la BO du film d’horreur L’Exorciste.

Tubular Bells est un très long instrumental qui s’étale sur les deux faces du LP. Mike Oldfield joue de tous les instruments. Au dos de la pochette figure la longue liste : guitares, piano, basse, glockenspiel, cloches tubulaires, percussions, etc. L’œuvre est tellement singulière et puissante que le pauvre Mike Oldfield ne pourra jamais vraiment se détacher artistiquement de l’image renvoyée par ce premier disque. Il remontera régulièrement à la source en publiant Tubular Bell II en 1992, Tubular Bells III en 1998, et encore plus tard Tubular Bells 2003. Pourtant le compositeur a tenté d’autres aventures, parfois réussies, comme Ommadawn (1974), Moonlight Shadow (1983). Mike Oldfield ira même jusqu’à aborder des courants musicaux dans lequel on ne l’attendait pas : le disco (Guiltry – 1979) ou le folk (Portsmouth – 1977).


PINK FLOYD – THE DARK SIDE OF THE MOON (1973)


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Plus de 40 ans après sa sortie, le célèbre album des Pink Floyd conserve encore toute sa puissance novatrice. Le concept, le montage, la qualité sonore et les compositions de The Dark Side Of The Moon semblent intemporels. La relation avec ce disque est toute particulière. C’est le genre d’objet dont on peut se lasser et que l’on jette, pour finalement le racheter quelques temps plus tard. The Dark Side Of The Moon agit comme un aimant.

L’album marque un tournant dans la carrière des Pink Floyd. Moins expérimental que les premiers albums, les huit titres vous invitent au voyage, derrière "la face cachée de la Lune". Le son, on le doit au maître Alan Parsons qui a toujours su œuvrer dans ce domaine. L’utilisation de la réverbération est à ce titre exemplaire. Côté musique, l’album laisse entendre de belles envolées de guitare majestueuses (Time), des morceaux pour planer (Breathe, Us And Them), des sons de synthés analogiques (On The Run, Any Colour You Like), sans oublier The Great Gig In The Sky, un instrumental qui n’est ni un slow, ni une ballade, mais que de nombreux compositeurs auraient aimés écrire. Le feu d’artifice revient à Money, le titre phare de l’album avec ses cliquetis de machine à sous passant en boucle. Nous ne sommes pas à l’ère de l’échantillonnage, mais cela y ressemble.

Avec The Dark Side Of The Moon, les Pink Floyd se sont convertis au grand capital. Les fans de la première heure – les moins nombreux – auront beaucoup de mal à accepter ce changement de cap. Au moins aussi important que "Dark Side", l’album suivant Wish Yopu Were Here rendra hommage au membre fondateur disparu, Syd Barrett. C’est le dernier album où les rôles sont équitablement répartis entre les deux leaders du groupe, David Gilmour et Roger Waters. Ce dernier s’arrogera tous les pouvoirs quand sortira The Wall quatre ans plus tard.


LOU REED – TRANSFORMER (1973)

Épaulé par David Bowie, l’ancien membre du Velvet Underground, Lou Reed, rentre en studio en cette fin d’année 1972 pour enregistrer Transformer avec l’aide de Ken Scott et Mike Ronson. Transformer est un album cool, très différent de l’époque du Velvet, plus commercial d’une certaine manière. C’est un album à part dans sa carrière, mais qui le révéla aux fans de glam rock.

Les 11 chansons de l'album sont révélatrices du talent d’écriture de Lou Reed. L’artiste se projette sans tomber dans la décadence. Le style musical comme les sujets abordés sont variés : amoureux avec Perfect Day, respectueux avec Andy’s Chest en hommage à Andy Warhol, mais aussi provocateur avec la chanson Walk On The Wald Side, qui sera son unique grand succès, malgré des paroles qui ne s’y prêtent guère.


SUPERTRAMP – CRIME OF THE CENTURY (1974)

Crime Of The Century est un disque que l’on pourrait qualifier de rock progressif (du moins c’est ce qui se disait à l’époque). Rudy, mais aussi School et sa longue introduction en portent les stigmates. Toutefois, l’orientation générale de l’album est commerciale. Quand Breakfast In America (1978) sortira, plus aucun doute ne sera permis. L’orientation sera pop, comme populaire, avec un public bien sage et bien élevé.

Dans Crime Of The Century, deux hits s’échappent : Bloody Well Right (qui parle des inégalités sociales) et Dreamer (qui évoque les marasmes économiques après le premier choc pétrolier). Dès lors, le groupe a trouvé sa stabilité autour de Rick Davies (voix, claviers), Roger Hodgson (voix, guitares, claviers) et d'un nouveau venu, le saxophoniste John Helliwell. Supertramp continuera d’aligner tube sur tube avec les albums qui suivront : Give A Little Bit, The Logical Song, Goodbye Stanger

QUEEN - A NIGHT AT THE OPERA (1975)

Queen s’articule autour d’un son de guitare, celle de Brian May et d’un chanteur charismatique, Freddie Mercury. Le triomphe n’attendra pas très longtemps. Queen va réussir le tour de force de plaire aussi bien aux amateurs de hard rock que de rock progressif et aux teenagers. Deux ans seulement que le groupe est constitué, et déjà un premier hit se pointe à l’horizon : Killer Queen.

Pour peaufiner leur style, le groupe s’enferme en studio pendant six mois avec son producteur fétiche Roy Thomas Baker. A Night At The Opera vient de naître, enregistré sans synthétiseurs, comme il est précisé sur la pochette. Malgré une longueur inhabituelle (plus de sept minutes), le 45 tours Bohemian Rhapsody va s’imposer dans les charts britanniques à la charnière des années 1975/1976. Mercury, grand fan d’opéra, s’y donne à cœur joie, et le clip vidéo qui accompagne la chanson est l’un des premiers du genre.

La grande force de Queen réside dans les compositions du groupe, souvent originale avec des tendances parfois rétros. Dans ce domaine, Freddy Mercury se taille la part du lion. Outre Bohemian Rhapsody, Death On Two Legs et Seaside Rendezvous, composés par ses soins, l’album comprend quelques autres pépites : I’m In Love With My Car écrit par le batteur Roger Taylor et You’re My Best Friend par le bassiste John Deacon. Quant à Brian May, en plus de quelques solos historiques, il sera l’auteur de l’ambitieux Prophet’s Song, qui aurait été le sommet de l’album, si celui-ci n’avait pas inclus Bohemian Rhapsody.


THE EAGLES – HOTEL CALOFORNIA (1976)

Commerciale et formatée, la musique des Eagles représente très bien le rock californien des années 70 aux Etats-Unis. Hotel California est le cinquième album du groupe. Lardés de tubes platinés (la plage éponyme, New Kid In Town, Life In The Fast Lane), l'album figure au Top 20 des plus grosses ventes de tous les temps. Le succès rencontré par Hotel California sera si important, qu'il redonnera en retour des ailes à leur Best Of paru auparavent.

À l’origine, les Eagles pratiquaient un country rock plaisant. Randy Meisner (basse) avait fondé Poco ; Glenn Frey (guitare, voix) et Don Henley (batterie, voix) avaient joué dans le groupe de Linda Rondstadt, et Bernie Leadon, leur premier guitariste, avait fait partie des Flying Burrito Brothers. Conjuguant leur expérience, les Eagles ont ainsi collectionné de nombreux tubes : Take It Easy, Tequila Sunrise, Best Of My Love, One Of These Nights… Mais c’est quand même avec Hotel California qu’une sorte de perfection naîtra. Huit mois de studio seront nécessaires pour paufiner le disque dans les moindres détails. Mélodies fouillées et harmonies calibrées s’allieront avec des paroles teintées de pessimismes et parfois d'un brin de schizophrènie... Toutefois, qu’on le veuille ou non, Hotel California est bel et bien un sommet du genre.


THE RAMONES – THE RAMONES (1976)

Rares furent les critiques rock suffisamment clairvoyants pour percevoir dans les Ramones et dans ce premier album sorti au début de l’été 1976 un événement de portée historique. En eux, ils ont juste vu quatre voyous en cuir noir et jeans déchirés qui se prétendent frères, comme les Dalton (Johnny Ramone à la guitare, Tommy Ramone à la batterie, Dee Dee Ramone à la basse et Joey Ramone au chant), et qui rendent hommage aux films d’horreur (genre Massacre à la tronçonneuse) sans ménager leurs neurones (Now I Wanna Sniff Some Glue).

Et puis, c’est quoi ce mot « punk », dans le titre Judy Is A Punk ? Les journalistes les plus sérieux finiront par admettre qu’il existe dans leurs chansons, une effarante rapidité et une consternante simplicité. Est-ce cela le « punk » ? Les Ramones n’ont peut-être rien compris, mais à travers le monde, des jeunes vont encaisser l’un des grands chocs de leur vie. Certains formeront des groupes tandis que d’autres suivront de près leur ligne de conduite, à savoir : il est permis d’être stupide, comme de pratiquer l’auto-parodie. Ce qu’on oublie, c’est que les Ramones ont eu un destin d’une tragédie de Racine. Pour commencer, ils n’ont jamais récolté le fruit de leur travail, même si leur aventure a duré pendant vingt-deux ans. Ensuite, dès le moment où Johnny est parti avec la fiancée de Joey, ils ne se sont jamais plus adressé une parole pendant plus de quinze ans. Enfin, depuis la séparation du groupe, trois des membres fondateurs sont morts : Joey, Johnny et Dee Dee. Triste sort !


FLEETWOOD MAC – RUMOURS (1977)

Cet album entre dans la légende par bien des portes. Celle des records d’abord : il fait partie de la liste des albums les plus vendus, avec plus de trente millions d’exemplaires écoulés, et trente et une semaine passées en tête des ventes aux Etats-Unis. Ensuite, parce qu’on y trouve un croisement hybride de blues et de pop.

Formation british, Fleetwood Mac existe de puis les années 60. Au milieu de la décennie suivante, le groupe s’exile à Los Angeles. Là, le trio constitué par le bassiste John McVie, le batteur Mike Fleetwood et la chanteuse Chistine Perfect – devenue entre-temps Mme McVie – engage le couple Lindsey Buckingham (guitare) et Stevie Nicks (voix), dont les harmonies se marient parfaitement avec la voix de Christine McVie.

Rumours est le second album de cette formation reconstituée. Il ne contient pratiquement que des hits : Go Your Own Way, Dreams, Don’t Stop… alors que le disque est paru où moment même où la vague punk déferle et où la new wave commence à laisser planer ses sonorités électroniques. Pour l’anecdote, le président Bill Clinton fera de la chanson Don’t Stop l’hymne de sa campagne électorale, et ce n’est peut-être pas vraiment un hasard !

PATTI SMITH GROUP – EASTER (1978)

Horses, le premier album de Patti Smith, avait terrassé ses premiers fans dès sa sortie en décembre 1975. Tant de puissance et de hargne par une rockeuse émaciée, androgyne, absolument pas sexy en apparence, mais tellement sensuelle dès qu’elle monte sur une scène, Patti est vraiment une poétesse. De nombreux critques s'accorderont pour le dire.

Obsédée tant par Rimbaud que par Keith Richards ou Bob Dylan, c’est plus qu’une simple collection de chansons qui nous est proposée avec le disque Easter. Il y aura bien sûr Because The Night, le seul succès commercial de sa carrière, une chanson offerte par Bruce Springsteen. Mais un disque de Patti Smith se savoure également pour d’autres raisons. Par exemple, pour un poème intitulé Babelogue et qui sert d’intro au cinglant Rock’n’Roll Nigger.


THE POLICE – REGGATTA DE BLANC (1979)

The Police sont des gros malins. Et pourquoi donc ? Né en pleine période punk, ils ont mis un pied dedans pour vite se rendre compte que ni leur héritage musical, ni leur parcours et encore moins leur personnalité pouvaient s’accorder avec une vision du style "no future" : un guitariste de 35 ans qui a fait ses classes au sein des New Animals, un ancien instituteur bassiste et chanteur qui a débuté au sein de groupes jazz-rock, et un batteur dont la technique est loin d’épouser les formes primaires des rythmes punk.

À la sortie de leurs deuxième et troisième 45 tours, Roxanne et Can’t Stand Loving You, les trois "faux vauriens" s’étaient vautrés. Les recycleurs de reggae voulaient peut-être bien battre en retraite, sauf que la tendance s’était inversée à la sortie de leur premier album, Outlandos d’Amour. Effet boomerang, Roxanne et Can’t Stand Loving You sont ressuscités. La suite est plus connue. Il y aura un second album qui sortira dans la foulée, Raggata de Blanc en 1979.

Le trio Police s’impose alors, annoncés par Message In A Botte et Walking On The Moon, et faisant mentir le cliché du « difficile second album ». Sting s’affirme alors comme un brillant mélodiste et un bassiste économe, tandis que Copeland joue des baguettes de façon à coller des migraines aux batteurs. Quant à Summers, guitariste instinctif, il a parfaitement trouvé sa place entre les deux fortes têtes qui l’entourent... mais qui commencent à avoir de sérieux différents (différents qui iront en s’amplifiant jusqu’à la dissolution du groupe en 1984).


ILS AURAIENT DÛ FIGURER…

  • Creedance Clearwater Revival : Cosmo’s Factory (1970)
  • Van Morrison : Moondance (1970)
  • Cat Stevens : Mona Bone Jakon (1970)
  • James Taylor : Sweet Baby James (1970)
  • David Bowie : Hunky Dory (1971)
  • John Lennon : Imagine (1971)
  • The Rolling Stones : Sticky Fingers (1971)
  • Todd Rundgren : Something/Anything ? (1972)
  • Neil Young : Harvest (1972)
  • Alice Cooper : Billion Dollar Babies (1973)
  • Elton John : Goodbye Yellow Brick Road (1973)
  • Roxy Music : For Your Pleasure (1973)
  • Steely Dan : Pretzel Logic (1974)
  • Robert Wyatt : Rock Bottom (1974)
  • Aerosmith : Toys In The Attic (1975)
  • Bruce Springsteen : Born To Run (1975)
  • David Bowie : Heroes (1977)
  • Elvis Costello : My Aim Is True (1977)
  • Ian Dury : New Boots And Penties (1977)
  • Iggy Pop : Lust For Life (1977)
  • Téléphone : Téléphone (1977)
  • Television : Marquee Moon (1977)
  • Blondie : Parallel Lines (1978)
  • Kate Bush : The Kick Inside (1978)
  • AC/DC : Highway To Hell (1979)
  • The Clash : London Calling (1979)
  • Marianne Faithfull : Broken English (1979)
  • Madness : One Step Beyond… (1979)

Par G. Verlant (Cadence Info - 09/2014)


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