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MUSIQUE DE FILMS


LA MUSIQUE ROCK AU CINEMA

Si la musique jazz a finalement peu intéressé les cinéastes, la musique rock, puis la pop ont, au contraire, fait l’objet de nombreux films où l’on distingue habituellement les concerts filmés, les études psychologiques et sociologiques de la culture Pop Rock, sans oublier les longs métrages traditionnels accompagnés d'une musique rock de circonstance.


L’ILLUSTRATION CINEMATOGRAPHIQUE DU ROCK’N’ROLL

Après The Wild one (L’équipée sauvage) de Laslo Benedek en 54 avec Marlon Brando, et Blackboard Jungle (Graine de violence) de Richard Brooks en 55, rythmé par l’hymne « Rock Around the Clock » de Bill Haley, l’industrie du cinéma s’était intéressée à la musique rock en ayant déjà produit dès la fin des années 70 plus de cinq cents films touchant de près ou de loin à son univers. Elvis Presley, avec une série de trente-trois films dont les quatre premiers Love Me Tender (1956), Jailhouse Rock, Loving You (1957) et King Creole (1958), inaugure le cycle des apparitions des rock stars acteurs.


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Après quelques curiosités rock’n’roll passées dans la légende, The Girl Can’t Help It (la Blonde et moi) en 1955, film-culte où Jayne Mansfield voit à la télé Gene Vincent, Fats Domino, Eddie Cochran, The Platters et Little Richard, Rock, Rock, Rock (1956) avec Chuck Berry et les Moonglows, High School Confidential de Jack Arnold avec Jerry Lee Lewis, et Untamed Youth avec Eddie Cochran, le cinéma américain prend un certain goût à filmer les festivals de rock, comme ceux de Monterey en 1967 et Woodstock en 1969.


LA PERIODE ROCK STARS

Entre 1967 et 1974, le cinéma rock (appelé également cinérock) se déchaîne et lance les rock stars dans des fictions : Les Beatles (A Hard Day’s Night, Help), Bob Dylan (Pat Garrett And Billy the Kid) ; ou les enregistre en action sur scène : les Rolling Stones (One plus One de Jean-Luc Godard en 1968, Gimme Shelter en 1970), Jimi Hendix et Janis Joplin. Pour quelques rock stars, ce sera l’occasion de tenter leur reconversion dans le cinéma ou de poursuivre les deux carrières en parallèle. Citons : David Bowie, Mick Jagger, Prince, Bette Midler, Sting, Bob Geldof, Cher, Diana Ross. En France, ils seront très rares. Citons : Jacques Dutronc et Serge Gainsbourg, si l'on considère que leur image médiatique quelque peu décalée ait participé d'une façon ou d'une autre à valoriser l'esprit rock.

Loin de s’arrêter à des décors finalement classique pour des artistes de scène, le cinéma va produire des scénarios sur les réalités de l’univers d’un monde rock encore sous-exploité. C’est ainsi que des films comme Harder They Come (Tout tout de suite) avec Jimmy Clift, en rasta jamaïcain en 1972 ; That’ll Be the Day et Stardust (en 1973 et 1974, avec David Essex, sur la naissance de la « british pop ») ; American Graffiti en 1973, qui lance la mode du « rock’n’roll revival » ; Phantom of Paradise en 1974, filmé au Théâtre de l’Odéon de Paris, pastiche de Faust dans les coulisses du rock-business et qui inaugure une longue histoire entre horreur et rock, vont naître.


LE CINEROCK DES MŒURS

Loin de s’arrêter en si bon chemin, le cinéma rock va immortaliser la société et les mœurs : Easy Rider de Dennis Hopper en 1968, immortalise le rêve américain des « routards-motards » (avec Hopper, Peter Fonda, Jack Nicholson, Phil Spector), Nashville de Robert Altman en 1975 est un ode à la ville de la musique country. L’humour rentre également par la grande porte avec The Blues Brothers en 1980, ou bien encore le phénomène disco si bien illustré avec Saturday Night Fever de John Badham en 1977.

Certains projets cinématographiques auront une certaine ambition, tel le surréaliste 200 Motels avec Frank Zappa en 1971, Magical Mystery Tour avec les Beatles en 1967, l’adaptation de la comédie musicale Jesus Christ Superstar en 1973, et celles des opéras rock Tommy en 1975 et Quadriphonia en 1979 avec les Who, ou The Wall, d’Alan Parker basé sur l’album conceptuel des Pink Floyd. Même la musique punk sera à l’écran avec les élucubrations des Sex Pistols et de Malcolm McLaren, dans le film The Great Rock’n’Roll Swindle, en 1978.

Les films entraînant dans leur sillage l’esprit rock sont si nombreux qu’il est difficile de les citer tous. Il en est de même pour les concerts et tournées immortalisés sur support vidéo. Toutefois, il est difficile de faire l’impasse sur quelques grands films qui ont si bien décrit les états d’âmes des différentes générations rock : More, Orange mécanique, Alice dans les villes, Hair, Roadie, Americathon, Party Party, et les films afro-américains de la « blaxploitation » (Shaft, Sweet Sweetback’s Baadass Song de Melvin Van Peebles en 1970, Foxy Brown).

Depuis l’hymne punk de Julian Temple, The Great Rock’n’Roll Swindle (La grande arnaque du rock), le cinéma rock semble avoir vécu. Certes, encore quelques films à la gloire de quelques héros de la scène rock surgissent de temps en temps, comme Oil City Confidential et son portrait du groupe de rock Dr Feelgood (2010), When You’re Strange, un documentaire sur les Doors (2009), Nowhere Boy, sur l’adolescence de John Lennon (2010), mais le cinérock est lié à l’industrie cinématographique traditionnelle qui a peu à peu avalé le genre. La commercialisation des vidéos de films-cultes et de concerts filmés est également passée par là (Don’t Look Back concacré à Dylan, 101 sur Depeche Mode ou encore Big Time sur Tom Waits en 1988).

Au milieu des années 80, le cinéma rock vit ses dernières illusions. Le critique musical Philippe Manœuvre organisera, à Val-d’Isère, un festival Cinérock où sera primé en 1987 Spinal Tap, une histoire-pastiche plus vraie que nature d’un groupe hard. Une bonne façon de refermer la porte sur une filmographie aussi décousue qu’aventureuse.

Par Patrick Martial - 03/2014


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