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MUSIQUE DE FILMS


ARTHUR HONEGGER

Ardent participant à l’éclosion musicale et littéraire de l’époque, Honegger compose ses premières mélodies en 1913. Il fonde avec des amis le Cercle musical et dramatique indépendant. Entre au « Groupe des Six » en 1920. En 1923, alors au fait de la vie musicale parisienne, Arthur Honegger se passionne pour l’utilisation des plans formels et descriptifs (Prélude pour la tempête, Pacific 231) ; c’est le cinéma qui, à la même époque, lui permettra de développer ses théories (La roue en 1923 et Napoléon en 1927).


ARTHUR HONNEGER,
ENTRE CLASSIQUE ET MUSIQUE DE FILMS

Parallèlement à ses études secondaires, Arthur Honegger (1892/1955) devient l’élève de Santreuil et de Robert Charles-Martin. En 1911, il entre au Conservatoire de Paris où il étudie le violon avec Lucien Capet et le contrepoint avec André Géralge. Ce sont Charles-Marie Widor et Vincent d’Indy qui le formeront respectivement à la composition, l’orchestration et la direction orchestrale.

Honegger va composer la musique de plus de 25 films. La partition pour Napoléon, qui dure plus de quatre heures, est un parfait condensé des handicaps auxquels le compositeur doit faire face. Faute de temps, il aura parfois recours à quelques-unes de ses œuvres préexistantes, sans que personne au presque ne s’en aperçoive. Honegger était un musicien curieux qui savait s’adapter à la situation.

Sollicité pour ses capacités et son talent en écriture, le compositeur accepta de nombreux projets, n’hésitant pas à s’entourer de collaborateurs : Darius Milhaud, Maurice Thiriet, Maurice Jaubert, André Jolivet... En 1943, la musique du film de L. Cuny, Mermoz, lui permet de donner la vraie dimension de son talent à l’écran. Si Honegger a toujours porté un jugement lucide sur la musique de film et l’utilisation qui en était faite, il n’en est pas moins attaché à traduire la dimension musicale du sujet traité. Il a eu le respect de développer sa musique sans s’inspirer du modèle hollywoodien, tout comme il a admis l’importance de l’intervention sporadique du dialogue entre images et musique.

Comme pour ses œuvres classiques, Honegger a particulièrement développé « l’architecture sonore » dans ses partitions cinématographiques. Son style se caractérise par une recherche de la complexité polyphonique avec parfois des tentations jazzistiques.

Toutefois, regrettant la manière dont la musique cinématographique était traitée, Arthur Honegger afficha ouvertement son parti pris d’un travail ‘alimentaire’. Ce n’était pas sa conviction profonde, puisqu’il fut un des premiers à envisager l’éventualité de musiques comme sources d’inspiration de film.


QUELQUES MUSIQUES DE FILMS

  • La roue (Albert Gance – 1923)
  • Napoléon (Abel Gance – 1927)
  • Les misérables (Raymond Bernard – 1934)
  • Regain (Marcel Pagnol – 1937)
  • Cavalcade (Raymond Bernard – 1939 – en collaboration avec Darius Milhaud)
  • Les démons de l’aube (Yves Allégret – 1946)

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